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Je préfère les oubliés - Nouveau regard

Cassette audio, appareil photo et casque audio translucides phosphorescents en bleu, alignés sur une étagère sombre. L’ambiance sombre et lumineuse souligne les formes des objets.

Je préfère les oubliés - Nouveau regard

Impressions en encres fluorescentes activées par lumière ultraviolette, sculptures phosphorescentes imprimés en 3D, un livret en risographie et encre fluo, dispositif d’exposition jouant sur l’alternance lumière visible / UV

Version 2026

Je préfère les oubliés est un projet initié en 2016 à partir d’archives familiales anonymes. En 2026, il est réactivé sous une forme plus technologique, plus distanciée, tout en conservant son noyau initial : interroger ce qu’il reste des images lorsque l’histoire personnelle se dissout.

Mémoire sans nostalgie

Le projet ne cherche pas à restaurer une mémoire, il travaille au contraire la distance à travers le retrait des légendes, l’effacement des usages, la neutralisation affective et la transformation plastique des documents.

Ce qui subsiste n’est ni documentaire ni intime. Il s’agit d’une mémoire réinventée, déplacée vers un territoire plus abstrait, presque ludique, où les images deviennent des objets lumineux plutôt que des traces.

Une écologie des images mineures

Je préfère les oubliés explore la valeur des images secondaires, celles qui n’entrent pas dans l’histoire officielle, celles qui restent dans les boîtes, celles dont on ne sait plus quoi faire.

En les transposant dans des dispositifs contemporains comme la lumière UV, l’impression fluorescente et l’hybridation numérique, le projet interroge notre rapport actuel à l’archive en posant plusieurs questions : que reste-t-il d’une image lorsque l’on retire son utilité, que devient un souvenir lorsqu’il est privé de récit, et peut-on regarder une photographie familiale sans chercher à la reconnaître.

La version 2026 affirme une position claire : les images ne sont pas des preuves mais des surfaces actives, elles ne transmettent pas une vérité, elles produisent une expérience.

Espace d’exposition contemporain avec parquet en bois, photos accrochées aux murs et objets protégés sous vitrines. Une niche sombre illuminée révèle des sculptures blanches aux formes variées.