photographies
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Éléments

Éléments

2014

15 photographies. Prise de vue argentine (lomographie) et tirages sur papier baryte et collage.

Format : 28 x 28 cm sur feuille 30,5 x 40,6 cm.

Format des triptyques : Chaque image : 20x20 cm ; avec encadrement : 27,5 cm x 67,5 cm.

A quel moment au juste fait-on une photographie ?

La série d’autoportraits « Éléments » en cherche la réponse et se veut une expérience physique où mon corps ne suffirait plus à me contenir. Le besoin d’envahir d’autres espaces serait une urgence. Là, s’ouvrent les possibles du dédoublement, et du transfert dans d’autres matières. Reflets, recouvrements, immersion, permettraient de prendre enfin la bonne proportion. Hors de soi, hors d’un espace étriqué et clos, l’acte photographique pourrait alors se propager sur la feuille à d’autres espaces. La bande d’essai que je propose d’exposer avec le tirage vient le compléter mais aussi le brouiller, l’obstruer et le ramener à son état premier de matière photographique. Le fragment placé devant l’image finale vient en cacher certaines zones, les mêmes qui préoccupent tant le tireur qu’il en fait ces essais préalables. Ici les zones fragmentées sont trop claires, trop sombres, parfois illisibles mais impossible de ne pas chercher à recoller les morceaux. Au-delà de l’image et du sens, l’invitation d’entrer dans le processus devient essentiel. Grâce à ces petites bandes d’essai, ratées, incomplètes, je cherche à donner la vraie mesure de ma photographie. A quel moment au juste fait-on une photographie ? Ma réponse dans ce projet est que la photographie n’est pas affaire de moment mais affaire de processus. Les images multiples, fragmentées de cette série n’ont pas de forme définitive, elles se font et se refont à chaque fois qu’on les regarde ou qu’on les manipule. 


Vue de l’exposition Éléments à l’ancien musée de la peinture pour le Mois de la Photo de Grenoble 2018.




Exposition infiniment Humain, Maison Robert Doisneau, GentillY,2016;

photos de Romain Darnaud